jeudi 30 mai 2019


Les auteurs du blogue prennent une pause bien méritée.

Dès septembre 2019, retrouvez de nouvelles chroniques publiées sur ce site!

vendredi 17 mai 2019

L'effet Dunning-Kruger et la gestion des conflits

Par Jean Poitras Ph.D. et Solange Pronovost 

Avez-vous déjà eu l’impression que les personnes impliquées dans un conflit s’entêtaient à dire qu’elles comprenaient très bien la situation, alors que manifestement, il leur manquait de l’information importante? Le réflexe est souvent de les considérer comme étant bornées. Mais est-ce bien le cas? Ne seraient-elles pas plutôt victimes de l’Effet Dunning-Kruger? Nommé en fonction des chercheurs qui ont mis en évidence le phénomène, on peut résumer celui-ci ainsi : plus les gens sont ignorants, plus ils sont certains d’eux parce qu’ils n’ont pas suffisamment de renseignements pour se rendre compte de leur carence. Et comme l’information (ou plus précisément son manque) est souvent au cœur des conflits, comprendre et désamorcer l’effet Dunning-Kruger peut être pertinent pour les médiateur(trice)s.

lundi 13 mai 2019

La présence d’avocat(e)s nuit-elle au processus de médiation?

Par Jean Poitras et Solange Pronovost

Un des mythes importants chez les médiateur(trice)s est que la présence d’avocat(e)s nuit au processus de médiation. En effet, il(elle)s se plaignent régulièrement que cet ajout de personnes rend la démarche plus lourde et réduit les chances d’en arriver à une entente. Pourtant, une étude récente démontre que ce n'est pas nécessairement ce qui se produit. En comparant des médiations qui se sont déroulées entre les participant(e)s seulement et celles où des juristes les accompagnaient, aucune différence significative n’a été constatée quant au taux de règlements ni quant au degré de satisfaction en regard des ententes conclues.

lundi 6 mai 2019

Un médiateur peut-il utiliser l’effet Hawthorne?

Par Jean Poitras et Solange Pronovost

Quand nous intervenons comme médiateur, il est fréquent qu'une personne nous dise que son vis-à-vis se comporte bien dans le cadre des discussions, mais qu'il n'en n'est pas ainsi dans la vie de tous les jours. Et bien évidemment, celle-ci ne réalise pas qu’elle aussi a modifié son comportement. En fait, il est coutume que les participant(e)s à une médiation se comportent de façon beaucoup moins déplorable qu’on nous l'avait prédit. Est-ce une question de chance? Ou ne serait-ce pas plutôt l’effet Hawthorne qui serait à l’œuvre? Et si c’est le cas, comment un médiateur peut-il utiliser ce phénomène comme levier pour améliorer ses interventions?

lundi 29 avril 2019

Quel est votre style de médiateur?

Par Jean Poitras, Ph.D.

Dans une recherche classique sur le processus de médiation, Deborah Kolb a identifié deux styles prédominants de médiateurs. Le médiateur de style « chef d'orchestre » cherche avant tout à faciliter les discussions. À l'opposé, nous retrouvons le médiateur au style « interventionniste » qui s'implique activement dans la recherche d'une entente. Chacun de ces deux styles de médiation présente des avantages et des inconvénients. Bien entendu, ces styles constituent deux pôles et les médiateurs se retrouveront généralement entre ces extrêmes. Dans cette perspective, la notion de style ne doit pas être considérée comme un trait de caractère, mais plutôt comme une tendance naturelle.