Dans les organisations, je rencontre régulièrement des gestionnaires qui souhaitent sincèrement rétablir le dialogue entre des équipes en conflit. Leur premier réflexe est souvent de réunir tout le monde autour d’une table. L’idée est raisonnable : quand les gens ne se parlent plus, quoi de plus logique que de les faire parler ? Mais avec les années, j’ai constaté qu’une rencontre, même soigneusement préparée, peut parfois renforcer les tensions qu’elle devait apaiser. Le problème n’est pas ce qu’on fait pendant la rencontre, mais l’état d’esprit avec lequel les participants y arrivent.